L’amiante sur les toitures

Présentation de l’amiante et ses risques

Interdit en France depuis 1997, l'amiante est une fibre minérale naturelle. Elle a été beaucoup utilisée, dans l’industrie et le bâtiment, pour ses hautes performances techniques, et son faible coût de revient.

Lors de nos interventions sur des bâtiments de construction antérieure à 1997, la présence d’amiante est fréquente dans de nombreux éléments de couverture : plaques ondulées, ardoises artificielles, conduits ou canalisations en amiante-ciment, bitumes, flocages qui servaient à isoler des gaines. L’amiante peut être présente sur tous les types de toitures construites avant 1997 (Traditionnel, industriel, terrasse). Cependant on la retrouve le plus souvent sur des toitures en fibrociment ou sur de l’ardoise artificielle.
L’inhalation de l’amiante peut provoquer de graves maladies respiratoires. De 400 à 500 fois moins épaisses qu'un cheveu, les fibres d'amiante, invisibles dans les poussières de l'atmosphère, se déposent au fond des poumons. Elles peuvent alors provoquer des maladies bénignes comme les plaques pleurales ou graves comme les cancers des poumons et de la plèvre, et les fibroses. Ces maladies se déclarent en moyenne 20 à 40 ans après le début de l’exposition.

Voilà pourquoi les intervenants doivent être formés sur le risque amiante, sur les modes opératoires à respecter, les moyens de prévention et le port des équipements de protection respiratoire. Une notice est d’ailleurs remise à nos couvreurs-étancheurs, avant toute intervention sur un matériau amianté, précisant ces différents points.
Dans tous les cas, l’opérateur doit porter une combinaison de protection jetable à capuche (de type 5) et un masque de protection respiratoire adapté (niveau de protection P3). Il doit également adopter un mode opératoire limitant l'émission de poussières.

Le diagnostic de l’amiante sur tous types de toiture

Pour intervenir sur une toiture en amiante, il faut d’abord évaluer sa présence et les risques d’exposition des intervenants afin de supprimer ou de réduire au maximum l’exposition des opérateurs aux poussières. Le propriétaire de l’ouvrage est en obligation de nous fournir le DTA (dossier technique amiante), ainsi que d’autres documents relatifs à son bâtiment. Pour toute intervention, un protocole Amiante est mis en place afin d’assurer la protection des opérateurs et des habitants du bâtiment.

Travail sur toitures amiantées

Sur les plaques ondulées fibrociment contenant de l’amiante, ATTILA peut être amené à intervenir dans le cadre de travaux d’entretien et de réparation. Nous utilisons les chemins de circulation pour nous déplacer sur ces matériaux fragiles sans les endommager.

Nos opérateurs sont formés aux risques spécifiques de l’amiante pour s’équiper avec les protections adéquates en fonction du chantier et de sa VLEP (Valeur Limite Exposition Professionnelle). En effet, le risque d’inhalation de poussière d’amiante augmente avec la découpe, la dépose et la manipulation des plaques.

C’est pourquoi la réglementation classe les chantiers selon deux catégories :

  • Sous-section 3 : Désamiantage complet d’un bâtiment mais ne faisant pas partie du métier d’ATTILA
  • Sous-section 4 : Réparation et maintenance en milieux amianté. Nous nous chargeons également d’isoler la zone de travail et de protéger les locaux contre les poussières d’amiante.

Eliminer les plaques amiantées 

Les plaques ou les conduits en amiante-ciment sont placés sur des palettes et emballées  d’un film plastique de double épaisseur. De leur côté, les déchets d’amiante doivent être emballés dans un sac plastique fermé et étiqueté. Ces deux conditionnements obligatoires permettent une prise en charge et un transport sécurisés, jusqu’aux centres d’enfouissement ou de destruction.

Travail sur ardoise artificielle amiantée

Sur les toitures en ardoise artificielle comportant de l’amiante, nous intervenons pour réparer ou pour effectuer un entretien de la toiture ou du chéneau. Les conditions de l’intervention sont les mêmes que pour les interventions sur plaques en fibrociment c’est-à-dire avec tous les moyens de protection nécessaires conformément à la législation.
Dans tous les cas, l’opérateur doit porter une combinaison de protection jetable à capuche (de type 5) et un masque de protection respiratoire adapté (niveau de protection P3) et adopter un mode opératoire permettant de limiter l'émission de poussières.

La réparation sur un toit en ardoise amianté est effectué sous-section 4. Ainsi, protégés selon la réglementation contre les poussières amiante, nous pouvons remplacer les ardoises détériorées qui causeraient des infiltrations d’eau dans les locaux sous-jacents ou effectuer toutes autres opérations nécessaires.
L’entretien est réalisé lui aussi en sous-section 4. En effet, l’opération d’entretien consiste à un contrôle visuel et quelques manipulations d'ardoises.

Eliminer les ardoises amiantées

Nous emballons à l’avancement des travaux les déchets dans les sacs spéciaux prévus pour les déchets amiantés et nettoyons notre zone de travail et nos outils à l’aide d’un aspirateur à filtre THE (Très Haute Efficacité) et de lingettes nettoyantes prévues à cet effet . Les déchets sont ensuite confiés, suivant leur nature, à une entreprise spécialisée pour enfouissement ou destruction.